On ne fait pas assez attention à la lumière. On entre dans un espace, on allume le plafonnier, et on s'étonne que l'ambiance ne soit pas au rendez-vous. La lumière, c'est pourtant le premier élément qui conditionne tout le reste.
Pour les expériences Kalmora, la réflexion sur la lumière commence lors de la première visite du lieu, et souvent à des heures différentes de la journée. Un salon haussmannien en fin d'après-midi, quand la lumière rasante traverse les hautes fenêtres et fait vibrer les dorures, n'est plus du tout le même espace à midi.
Nos expériences se tiennent souvent en soirée. Pas par convention, mais parce que la lumière artificielle, quand elle est bien choisie et bien placée, crée quelque chose que le jour ne permet pas : une bulle. Un dedans. Un espace qui se referme doucement sur ceux qui s'y trouvent.
Des bougies, des lampes à faible intensité, parfois des spots orientés vers les matières plutôt que vers les visages. La lumière comme architecte de l'intimité.
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